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Tout ce qui touche à ce vaste sujet, mais dans l’optique « Gouverner, c’est prévoir ! »

Vieillissement: 2 tendances que les démographes n’ont pas vu venir et leurs 4 conséquences sociales

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« Cela a commencé ici en Angleterre, il y a environ 250 ans. On appelle cela la transition démographique, et cela correspond au passage entre des sociétés majoritairement jeunes à des sociétés majoritairement viei…

 

J-L Navarro‘s insight:

Est-ce que :

– ce sont vraiment les démographes qui n’auraient pas vu venir ces tendances – alors que c’est là leur métier de base –

ou bien- ce que je crois plus volontiers -,

– les politiques qui n’ont pas voulu prendre en considération les conséquences sociales qui en découlent à cause des mesures impopulaires (mais moins dramatiques que celles qu’il va falloir prendre dans l’urgence aujourd’hui ou demain) qu’il aurait fallu prendre dès les années 50 ?

Lire l’article original sur :  www.express.be


Compétitivité de nos entreprises françaises

Nos entreprises ne sont pas assez compétitives, on ne cesse de nous le répéter !

Et cela expliquerait nos mauvaises performances en matière de balance commerciale, de déficit commercial. Ce qui contribue, année après année, à nous appauvrir !
Pour ma part, je ne songe pas un seul instant à contredire cette vérité ; Je cherche plutôt à en rechercher les causes, et celles qui ont pour origine, notre pays.

Ce qu’une  entreprise devrait être !

Une entreprise devrait être un outil de production (de biens, de services…) dont la raison d’être est de répondre à un besoin de ses clients potentiels.

Pour ce faire, elle doit mobiliser des ressources diverses, dont principalement :

  • des capitaux permettant de financer ses besoins (investissement, trésorerie,etc.)
  • des ressources humaines pour mener à bien ses projets (quels qu’ils soient)

Mobiliser des capitaux

 Une entreprise doit mobiliser des capitaux pour financer ses propres besoins (outils, véhicules, immeubles, usines, etc.), capitaux qu’elle se doit de rétribuer (intérêts d’emprunts, intérêts obligataires,dividendes aux actionnaires,etc.).

Premières spécificités françaises en la matière :

  • les banques françaises sont assez « frileuses », exigeant trop souvent des garanties difficiles à réaliser, elles ne prennent pas assez de risques !
  • les français n’ont pas pour habitude de s’intéresser au monde de l’entreprise : pourtant, si chacun de nous consacrait disons 10% de son épargne à acheter des actions de sociétés nouvelles, l’univers de l’entreprise en serait changé !

Ceci amène donc les entreprises à consacrer du temps et des moyens (donc un coût supplémentaire) à cette recherche de financements.

Il faut aussi comprendre un phénomène actuel, qui est l’évolution très (trop ?) rapide de la vie des entreprises. En effet, -et nous en sommes tous responsables, car nous achetons !-, les produits évoluent à vitesse « grand V », la mode passe de plus en plus vite, et derrière les entreprises doivent s’adapter de plus en plus vite… ou mourir !

Exemple concret : Dans le monde de l’informatique, les ordinateurs sont de plus en plus supplantés par les tablettes, les smartphones… et autres inventions à venir !

Autre exemple : Les voitures à moteur thermique sont appelées à être remplacées par de nouveaux véhicules vraisemblablement électriques.

Bien sûr, sur ces deux exemples, le fabricant d’ordinateurs ou de voitures peut s’adapter, mais cela nécessite de gros moyens financiers ! Mais le jour où nous n’utiliserons pratiquement plus le pétrole comme carburant de locomotion, que deviendrons les raffineries si nombreuses aujourd’hui ?

Également, et compte tenu ce qui vient d’être dit, les entreprises doivent se comporter différemment. Les opérations d’acquisition/fusion sont devenues stratégiques et incontournables, dans un monde chaque jour plus ouvert. Et comme les cycles de vie des produits raccourcissent, il faut faire de plus en plus vite.

Tout ceci démontre que le problème du financement est un problème crucial, plus encore dans notre pays, et qu’il convient que les choses changent rapidement en la matière !

Mobiliser des ressources humaines

Toute entreprise a besoin de salariés, de cadres, de dirigeants, c’est une évidence !

Mais, selon les pays, il y a de grandes disparités :

  • de niveau d’études et de compétence
  • de comportement vis à vis vis du travail, de l’entreprise
  • de niveau de vie local, en rapport avec les rémunérations
  • de « puissance » du pays (sous-développé, émergent, riche)
  • de modèle social, qui influe sur le coût du travail
  • de modèle syndical
  • de modèle législatif, réglementaire et administratif

 Niveau d’études et compétences

Jadis dans les premières places mondiales, notre système éducatif est en perte de vitesse, et le fossé se creuse de plus en plus entre le monde éducatif et celui de l’entreprise. C’est donc, pour nos entreprises, un handicap supplémentaire

Comportement vis à vis vis du travail, de l’entreprise

Il n’y a pas si longtemps, en Corée, les salariés saluaient leur drapeau national en écoutant leur hymne national avant de prendre leur travail. Chez nous, le travail est vécu comme une obligation nécessaire et peu de salariés se sentent concernés par la vie de leur propre entreprise. Donc, pour celles et ceux qui veulent impliquer leurs salariés, c’est un travail supplémentaire à fournir, sans certitude de réussite.

Niveau de vie local, en rapport avec les rémunérations

Notre niveau de vie, parmi les plus hauts du monde, nous pousse à en vouloir toujours plus ; nous sommes donc exigeants sur les niveaux de rémunération comme, il est vrai, les citoyens des pays pauvres, eux, ne le sont pas… Or, dans un monde sans frontière, c’est un handicap supplémentaire pour nos entreprises. Avons-nous réellement besoin d’autant de biens matériels, et en si grand nombre ? (téléphones portables par exemple)

« Puissance » du pays (sous-développé, émergent, riche)

La puissance ou l’état de développement du pays joue aussi dans la relation entreprise/salariés. Plus le pays est développé, plus difficiles sont les méthodes de gestion du personnel.

Modèle social, qui influe sur le coût du travail

Le modèle social français est un des plus sécurisants au monde, pour les citoyens. C’est aussi hélas un des plus coûteux, et financé à crédit en grande partie. Ceci pèse encore sur les entreprises (donc au final sur ses clients, dont nous-mêmes !), et complique encore plus les tâches administratives. Le surcoût engendré par notre endettement national aggrave encore cette situation.

Modèle syndical

Là aussi, le manque d’intérêt des salariés pour leurs syndicats fait que quelques syndicats pas du tout représentatifs, décident souvent de ce qui est bien ou pas, acceptable ou pas. Et hélas, dans notre pays, le recours à la grève est devenue une habitude alors que cela devrait relever de l’exception à mon sens. De fait, la relation entreprise/syndicats est toujours difficile…

Modèle législatif, réglementaire et administratif

C’est ici que ce situe le plus gros handicap français.

On demande à l’entreprise beaucoup trop de travail lié à ces domaines. Les formalités sociales (URSSAF,POLE-EMPLOI,Caisses de Retraite,Prévoyance, etc.), les formalités fiscales (TVA,IS,CET,etc.) engendrent des emplois non productifs directement. Il faut les simplifier, fortement et au plus vite !

Pourquoi la crise actuelle ?

Mai 68

Si une telle explosion sociale a pu se produire, paralysant totalement notre pays, c’est qu’il y a eu une accumulation formidable d’incompréhension entre tous les intervenants de notre société, et que cette incompréhension a provoqué au final un véritable séisme.
On peut comparer cela aux séismes qui résultent un beau jour de l’accumulation de quantités d’énergie phénoménales découlant de la rencontre de plaques tectoniques.

       A ceci près que si nous ne pouvons prévenir un séisme, nous pouvons prévenir de tels séismes sociaux…

2008

Comme dans le passé (bulle Internet en 2000), une bulle spéculative, fondée sur l’immobilier aux États-unis, explose et menace de faire s’écrouler tout le système financier mondial. Des millions de « victimes » et depuis, notre système mondial est secoué de spasmes, comme les répliques des tremblements de terre, dont le dernier en date est celui de la crise liée à l’endettement des pays européens, notamment de la zone euro.

 Pourquoi ?

     Pour moi, les pays qui sont aujourd’hui en crise sont, grosso modo, ceux qui ont été partie prenante du dernier conflit mondial. Après 1945, tous ces pays, et peut-être encore plus les perdants, ont connu ce que depuis on appelle les 30 Glorieuses, trente années pendant lesquelles ils ont connu, mécaniquement j’ose dire, une croissance forte.

     Pendant ces années, de nombreux progrès, dans tous les domaines,  ont vu le jour, c’est indéniable. Mais au détriment de bien d’autres choses pourtant essentielles :

  • prendre en considération les difficultés des pays « pauvres » et pas uniquement prendre leurs richesses (matières premières)
  • garder l’humain au centre des préoccupations
  • prendre soin de notre environnement
  • garder à l’argent son rôle de monnaie d’échange
  • rester raisonnables en tous points.

      Dès lors, notre destin commun était déjà tracé, et dès que la mécanique de la croissance s’est enrayée définitivement, nos malheurs ont commencé à prendre forme.

Comment ?

    En ne nous préoccupant pas des pays (du Sud, du Tiers-Monde, sous-développés, pauvres -peu importe l’appellation-), nous nous retrouvons aujourd’hui face à des situations multiples dont aucune ne nous donne le moindre avantage.

    En ignorant les problèmes de pays tiers, nous devons désormais affronter plusieurs difficultés, toutes aussi coûteuses les unes que les autres, comme :
– faire face à des problèmes migratoires de populations désespérées,
– devoir intervenir militairement dans certains pays qui ont été la proie de dictatures de tous types,
– affronter économiquement des pays dits émergents dont le niveau de vie bien inférieur au nôtre engendre une concurrence terrible,
– aider financièrement des pays surendettés par effacement de leur dette à notre encontre.

    En ne gardant pas l’humain au centre de nos préoccupations, les pays dits riches doivent aujourd’hui constater que leurs peuples sont de plus en plus moroses, pour ne pas dire désespérés. La violence gagne chaque jour des parts de marché, et nous devenons des consommateurs « accros » aux anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et autres. Sans parler de l’alcool, du tabac et autres dérives… Et force est de constater que le slogan des Indignés est : « Nous sommes les 99% » (de pauvres, pour 1% de très riches).

   En ne prenant aucun soin de l’environnement, nous commençons à en payer les conséquences jour après jour : alertes à la pollution, montée constante des allergies, apparition de nouvelles maladies et autres. Et au passage, nous voudrions maintenant dire aux autres pays en voie de développement, ce qu’ils ne doivent pas faire, alors que nous-mêmes l’avons fait depuis des décennies…

     En laissant l’argent prendre une place de plus en plus importante, nous en arrivons aujourd’hui à des situations stupides où par exemple, les échanges financiers se rapportant à un marché réel de 100 unités (par exemple Md$) peuvent atteindre plusieurs centaines ou milliers de la même unité !

     En ne restant pas « raisonnables » mais en demandant « toujours plus », nos pays se retrouvent endettés plus que de raison, et nos politiques ne sont pas les seuls responsables de cette situation : chacun de nous, nous avons notre part de responsabilité dans cette situation aujourd’hui !