« Piratage » et Hadopi

A propos du  piratage et de la loi HADOPI 2

L’apparente gratuité d’Internet laisse à penser à beaucoup que tout est gratuit, ce qui est une vue assez utopique de notre environnement actuel.
Les plus jeunes notamment, lorsqu’ils piratent musiques, films ou logiciels, que c’est un délit, mais surtout ne prennent pas conscience que cette attitude, si elle devait se généraliser, entrainerait la disparition de toute une industrie audiovisuelle au sens large.

N’oublions pas que toute une population vit de ce travail : artistes, acteurs, producteurs, techniciens, musiciens, compositeurs, scénaristes, graphistes, programmeurs, pour ne citer que ceux-là !
Comme toute industrie, la production (de musique, de film de logiciel) suppose d’un côté des investissements pour produire, de l’autre côté, des recettes pour financer ces investissements et payer tous les frais d’exploitation dont aussi des bénéfices pour pouvoir trouver toujours de nouveaux actionnaires pour se développer ou du moins, continuer à produire.

La production d’un album de musique peut coûter très cher, plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus coûteux. Si cet album ne se vend pas à la hauteur du nombre d’exemplaires nécessaire, la maison de production regardera à deux fois avant de se lancer dans un autre projet similaire ou disparaîtra tout simplement !

La production d’un film peut coûter encore plus cher, plusieurs dizaines de millions d’euros pour les plus coûteux. Les recettes en salles de cinéma ne suffisent pas toujours à rentrer dans ses fonds ; ce sont les ventes de DVD ou Blu-ray qui sont attendues pour compléter et rentabiliser le film, permettant ensuite d’envisager le prochain.

Il en va de même pour les logiciels informatiques, dont certains représentent plusieurs dizaines d’année/homme de travail !

Le piratage « sauvage » d’albums ou morceaux de musique, de longs métrages ou encore de logiciels peut donc, s’il n’est pas endigué, causer encore plus de désastres sociaux et au final, il n’y aura plus rien à pirater, car il n’y aura plus de production nouvelle dans ces domaines…

Quant à ceux qui, en plus de pirater, en font un commerce – bien entendu souterrain -, ceux-là méritent d’être très sévèrement punis !

Comme à l’habitude, les utilisateurs honnêtes sont pénalisés par des mesures palliatives qui ne résolvent en rien le problème :

  • des systèmes sensés empêcher toute copie illégale empêchent parfois l’utilisateur de bonne foi d’écouter son CD pourtant acheté et payé au prix normal !
  • de nouvelles taxes viennent augmenter le prix de vente de certains supports (même les GPS), pénalisant à nouveau les internautes intègres !

Nous verrons bien si la loi HADOPI 2 arrive à juguler ce grave problème ou non !

En attendant, maigre consolation, les artistes se produisent sur scène davantage que par le passé, pour le plus grand bonheur de leurs fans…

Peut-être, demain, ce sera le seul moyen d’écouter de la musique, et à défaut de cinéma, nous irons au théâtre ! Quant aux logiciels… nous garderons indéfiniment ceux du début du XXIème siècle !

L’avenir nous le dira !


Par piratage, on entend ici toutes les actions non légales des internautes ; il n’est pas question des actions des fameux « hackers ».


Pour en savoir plus sur la loi HADOPI2