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Compétitivité de nos entreprises françaises

Nos entreprises ne sont pas assez compétitives, on ne cesse de nous le répéter !

Et cela expliquerait nos mauvaises performances en matière de balance commerciale, de déficit commercial. Ce qui contribue, année après année, à nous appauvrir !
Pour ma part, je ne songe pas un seul instant à contredire cette vérité ; Je cherche plutôt à en rechercher les causes, et celles qui ont pour origine, notre pays.

Ce qu’une  entreprise devrait être !

Une entreprise devrait être un outil de production (de biens, de services…) dont la raison d’être est de répondre à un besoin de ses clients potentiels.

Pour ce faire, elle doit mobiliser des ressources diverses, dont principalement :

  • des capitaux permettant de financer ses besoins (investissement, trésorerie,etc.)
  • des ressources humaines pour mener à bien ses projets (quels qu’ils soient)

Mobiliser des capitaux

 Une entreprise doit mobiliser des capitaux pour financer ses propres besoins (outils, véhicules, immeubles, usines, etc.), capitaux qu’elle se doit de rétribuer (intérêts d’emprunts, intérêts obligataires,dividendes aux actionnaires,etc.).

Premières spécificités françaises en la matière :

  • les banques françaises sont assez « frileuses », exigeant trop souvent des garanties difficiles à réaliser, elles ne prennent pas assez de risques !
  • les français n’ont pas pour habitude de s’intéresser au monde de l’entreprise : pourtant, si chacun de nous consacrait disons 10% de son épargne à acheter des actions de sociétés nouvelles, l’univers de l’entreprise en serait changé !

Ceci amène donc les entreprises à consacrer du temps et des moyens (donc un coût supplémentaire) à cette recherche de financements.

Il faut aussi comprendre un phénomène actuel, qui est l’évolution très (trop ?) rapide de la vie des entreprises. En effet, -et nous en sommes tous responsables, car nous achetons !-, les produits évoluent à vitesse « grand V », la mode passe de plus en plus vite, et derrière les entreprises doivent s’adapter de plus en plus vite… ou mourir !

Exemple concret : Dans le monde de l’informatique, les ordinateurs sont de plus en plus supplantés par les tablettes, les smartphones… et autres inventions à venir !

Autre exemple : Les voitures à moteur thermique sont appelées à être remplacées par de nouveaux véhicules vraisemblablement électriques.

Bien sûr, sur ces deux exemples, le fabricant d’ordinateurs ou de voitures peut s’adapter, mais cela nécessite de gros moyens financiers ! Mais le jour où nous n’utiliserons pratiquement plus le pétrole comme carburant de locomotion, que deviendrons les raffineries si nombreuses aujourd’hui ?

Également, et compte tenu ce qui vient d’être dit, les entreprises doivent se comporter différemment. Les opérations d’acquisition/fusion sont devenues stratégiques et incontournables, dans un monde chaque jour plus ouvert. Et comme les cycles de vie des produits raccourcissent, il faut faire de plus en plus vite.

Tout ceci démontre que le problème du financement est un problème crucial, plus encore dans notre pays, et qu’il convient que les choses changent rapidement en la matière !

Mobiliser des ressources humaines

Toute entreprise a besoin de salariés, de cadres, de dirigeants, c’est une évidence !

Mais, selon les pays, il y a de grandes disparités :

  • de niveau d’études et de compétence
  • de comportement vis à vis vis du travail, de l’entreprise
  • de niveau de vie local, en rapport avec les rémunérations
  • de « puissance » du pays (sous-développé, émergent, riche)
  • de modèle social, qui influe sur le coût du travail
  • de modèle syndical
  • de modèle législatif, réglementaire et administratif

 Niveau d’études et compétences

Jadis dans les premières places mondiales, notre système éducatif est en perte de vitesse, et le fossé se creuse de plus en plus entre le monde éducatif et celui de l’entreprise. C’est donc, pour nos entreprises, un handicap supplémentaire

Comportement vis à vis vis du travail, de l’entreprise

Il n’y a pas si longtemps, en Corée, les salariés saluaient leur drapeau national en écoutant leur hymne national avant de prendre leur travail. Chez nous, le travail est vécu comme une obligation nécessaire et peu de salariés se sentent concernés par la vie de leur propre entreprise. Donc, pour celles et ceux qui veulent impliquer leurs salariés, c’est un travail supplémentaire à fournir, sans certitude de réussite.

Niveau de vie local, en rapport avec les rémunérations

Notre niveau de vie, parmi les plus hauts du monde, nous pousse à en vouloir toujours plus ; nous sommes donc exigeants sur les niveaux de rémunération comme, il est vrai, les citoyens des pays pauvres, eux, ne le sont pas… Or, dans un monde sans frontière, c’est un handicap supplémentaire pour nos entreprises. Avons-nous réellement besoin d’autant de biens matériels, et en si grand nombre ? (téléphones portables par exemple)

« Puissance » du pays (sous-développé, émergent, riche)

La puissance ou l’état de développement du pays joue aussi dans la relation entreprise/salariés. Plus le pays est développé, plus difficiles sont les méthodes de gestion du personnel.

Modèle social, qui influe sur le coût du travail

Le modèle social français est un des plus sécurisants au monde, pour les citoyens. C’est aussi hélas un des plus coûteux, et financé à crédit en grande partie. Ceci pèse encore sur les entreprises (donc au final sur ses clients, dont nous-mêmes !), et complique encore plus les tâches administratives. Le surcoût engendré par notre endettement national aggrave encore cette situation.

Modèle syndical

Là aussi, le manque d’intérêt des salariés pour leurs syndicats fait que quelques syndicats pas du tout représentatifs, décident souvent de ce qui est bien ou pas, acceptable ou pas. Et hélas, dans notre pays, le recours à la grève est devenue une habitude alors que cela devrait relever de l’exception à mon sens. De fait, la relation entreprise/syndicats est toujours difficile…

Modèle législatif, réglementaire et administratif

C’est ici que ce situe le plus gros handicap français.

On demande à l’entreprise beaucoup trop de travail lié à ces domaines. Les formalités sociales (URSSAF,POLE-EMPLOI,Caisses de Retraite,Prévoyance, etc.), les formalités fiscales (TVA,IS,CET,etc.) engendrent des emplois non productifs directement. Il faut les simplifier, fortement et au plus vite !

Compétitivité des sites marchands sur Internet

Pourquoi les prix sont en général plus bas sur Internet ?

Il est fréquent de constater, sur Internet, des prix de vente plus bas que dans le commerce classique, y compris la grande distribution.
Comment cela se peut-il ?

 

Raisons économiques évidentes

Un magasin classique implique des frais parfois énormes liés à son implantation :

  • coût du local (droit au bail ou pas de porte)
  • travaux d’installation (vitrines, présentoirs…)
  • coût des équipements (caisses, étiquettage,surveillance contre le vol…)
  • coûts liés à la présence des clients (aménagements, confort, sécurité, signalisation, présentation etc.)
  • impôts locaux (C.E.T.), taxes locales…

Tous ces éléments ont nécessairement une incidence sur les prix de vente pratiqués !

Un magasin « virtuel » pourra au contraire naître avec bien moins de frais :

  • le local coûte beaucoup, beaucoup moins cher (l’emplacement n’est plus un critère de réussite)
  • pas besoin de vitrines, présentoirs, etc.
  • pas les mêmes besoins en équipements (pas de caisse par exemple)
  • pas de présence de clients = moins de frais
  • impôts locaux, taxes locales moindres car on peut choisir son implantation là où c’est à moindre coût sur ce plan.

On comprend alors que les sites e-commerce soient plus compétitifs !