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Internet est-il vraiment GRATUIT ?

Oui… et Non !

Qui finance ?

Les supports matériels

Tout d’abord, chacun de nous apporte sa contribution financière en payant son abonnement Internet à son opérateur ou fournisseur d’accès (FAI). Ce dernier finance à son tour une partie du réseau national (ce qui permet à Internet de parvenir jusque chez nous).
Ensuite, les hébergeurs de sites perçoivent les abonnements des sites que nous fréquentons ; ils financent à leur tour les interconnections entre les réseaux terrestres continentaux.
A un niveau supérieur, d’autres structures ou sociétés financent les câbles sous-marins, les liaisons satellites nécessaires au réseau mondial qu’ils louent ensuite aux partenaires concernés.

Il est donc clair que l’architecture matérielle d’Internet est financée par ses acteurs et utilisateurs en grande partie ; des structures politiques (départements, régions, état) interviennent aussi ici ou là quand c’est nécessaire, comme pour aujourd’hui, faciliter et accélérer le passage à la fibre optique généralisée.

Le contenu

Pour ce qui est du contenu, les choses se présentent différemment.
La majorité des sites Internet est en accès gratuit ; seuls quelques rares sites très fermés n’autorisent l’accès qu’à leurs propres abonnés.

Les sites marchands sont bien évidemment eux, en accès gratuit : irions-nous faire des achats en un lieu où nous devrions payer un droit d’entrée ?

Il faut cependant prendre acte que de nombreux sites ne sont « gratuits » qu’en apparence ; les fonctionnalités de base sont offertes, mais les autres sont accessibles sous abonnement payant. C’est le cas de nombreux sites de jeux par exemple, ou encore de sites spécialisés dans un domaine donné (généalogie, sites de rencontres…).

Il existe aussi des sites – et non des moindres – qui sont totalement et réellement gratuits, qui nécessitent parfois d’énormes moyens matériels et humains… C’est le cas des moteurs de recherche ; mais comment bouclent-ils leurs budgets ?

La… publicité !

La source de revenus, c’est comme beaucoup d’autres médias : la publicité.

Publicité pour les annonceurs classiques du marché, auxquels s’ajoutent celle des sites eux-mêmes, soucieux de toujours maintenir une audience, une notoriété, et partant, une… rentabilité !

Ainsi, Google génère avec son moteur de recherche des revenus considérables. Chaque fois qu’un internaute clique sur un lien commercial – ils sont situés en tête de liste d’une recherche, et sur le côté droit également -, ce sont des petites sommes qui font vite un grand fleuve !

De même, une véritable industrie s’est développée, pour insérer sur des sites demandeurs (et rémunérés pour cela) des encarts publicitaires qui finalement – s’ils ne sont pas en nombre excessif – permettent de :
– faire vivre économiquement le site
– faire vivre la régie publicitaire
– satisfaire les annonceurs en leur apportant des clients.

Les dons

De nombreux sites ont recours à une autre approche ; plutôt que de gêner les internautes avec des encarts publicitaires et risquer de perdre de l’audience, ils… demandent l’aumône en quelque sorte.
C’est le cas notamment de sites dédiés par exemple aux logiciels « Open Source » qui reposent sur du bénévolat ; le site Wikipedia ne vit que grâce à ses sponsors dont vous faites peut-être partie…

Conclusion : Pour soutenir un site gratuit qui vous plaît, pensez à cliquer de temps à autre sur un des ses panneaux publicitaires OU faites-un don !

Logiciel « OPEN SOURCE » (ou LIBRE) : c’est quoi ?

Un logiciel est un programme informatique destiné à un usage particulier ; par exemple, un logiciel de retouche de photos permet de corriger des défauts d’une prise de de vue photographique ; un logiciel de comptabilité permet d’enregistrer sa comptabilité…

Certains logiciels sont très complexes à réaliser, et ils représentent souvent une quantité de travail (pour les réaliser) qui s’expriment en années/homme. Cela représente souvent un investissement financier très important que seules d’importantes sociétés (les éditeurs) peuvent réaliser. Elles récupèrent ensuite, en vendant ce logiciel en grandes quantités, la mise de départ. Nous sommes donc en face d’une véritable industrie, comme dans bien d’autres domaines.

Développer (écrire ou encore réaliser) un logiciel de jeu graphique nécessite de réunir de nombreuses compétences : scénaristes, graphistes, dessinateurs, animateurs, programmeurs, testeurs, traducteurs et même juristes ! Le prix de vente est donc justifié le plus souvent !

Mais il arrive aussi que, pour certains logiciels, le nombre d’exemplaires vendus permettrait de faire baisser le prix de vente, et bien souvent hélas, il n’en est rien ! D’autres fois, c’est une situation de quasi monopole (sur un sujet donné) qui permet à l’éditeur de fixer librement (en général… le plus cher possible) son prix de vente ! Par exemple, Windows de Microsoft pourrait voir son prix baisser, alors qu’il n’en est rien, parce qu’aucun concurrent sérieux ne peut aujourd’hui rivaliser avec lui…

Sur un autre plan, les éditeurs nous obligent souvent aussi à suivre leurs choix : tel logiciel n’est compatible qu’avec tel autre… du même éditeur ! Et aussi, personne n’a le droit de connaître le contenu source du logiciel, ce qui pose quelquefois problème.

Face à ces abus divers, des informaticiens ont choisi, il y a déjà plusieurs années, de mettre sur le marché des logiciels dits libres, ou encore ouverts et surtout GRATUITS ! C’est ce principe que l’on appelle « OPEN SOURCE » (source ouverte).

Ainsi est né « Unix » (plus connu aujourd’hui sous le nom de Linux) qui est un système d’exploitation d’ordinateurs (concurrent de Windows) ; ainsi est né « Open Office » qui est une suite bureautique (traitement de textes, tableur, base de données) également concurrente de Microsoft Office…

Comment cela peut-il se faire ? Par du bénévolat de la part d’informaticiens, par des dons d’utilisateurs qui permettent de financer les besoins courants de distribution, par le mouvement de recommandation de chaque utilisateur !

Citons quelques exemples de programmes libres (il en existe des centaines) :

– GIMP : logiciel de dessin/retouche d’images

– BLENDER : logiciel de création graphique animée en 3D

– WIKIPEDIA : encyclopédie universelle gratuite.

Ce mouvement, à n’en pas douter, a de l’avenir devant lui !